Csardas endiablées...
Hier soir rien d'intéressant de programmé dans la lucarne aussi j'ai écouté quelques unes de mes nouvelles rondelles et je me suis souvenu,,, je devais avoir 12 ou 13 ans lorsque j'ai reçu par la poste ce disque de La Guilde Internationale du Disque
A l'époque chaque nouvelle galette de vinyle noir mise à tourner sur mon Teppaz de salon m'émerveillait à chaque nouvelle écoute pendant des mois.
Avant-hier en furetant dans les allées du supermarket à la Croisée des chemins j'ai découvert pour la modique somme de 19,50 euros , le coffret de l'Intégrale de la musique de Johannes Brahms. Donc 60 galettes de plastiques brillantes, 60 cédés contenant quasiment tout ce que le génial Johannes a composé tout au long de sa vie de belle et bonne musique, le tout dans des interprétations fort convenables pour le néophyte que je suis, surtout en ce qui concerne la musique de chambre.
Je commençais donc par l'écoute de ces célèbres danses hongroises, pour vérifier si l'émerveillement de ma jeunesse fonctionnait toujours. Certes l'interprétation de Neeme Järvi
ne possède pas la légèreté des musiciens viennois entrainés par David Josefowitz, et désormais je goûte plus volontiers la version originale pour piano à 4 mains.
Puis je me mis en recherche d'informations sur ces danses, en connaitre le degré d'authenticité.
Ainsi j'appris que ses Danses Hongroises valurent à Brahms l'inimitié de quelques nationalistes magyars. Au premier rang, le violoniste Eduard Reményi, qui l'accusa de plagiat.
De fait, Brahms s'est certainement souvenu des bis virtuoses de son ex-ami*, qui reprenait des succès composés par des artistes tels que Sarközy**, Béla Keler, J. Franck, etc.
Comme il semble loin le temps de ces artistes qui devaient savoir danser des csardas endiablées et pas seulement gesticuler pour brasser du vent.
* sic
** re sic